Lyon – 2 novembre 2015

Lyon, le 3 novembre 2015

Communiqué de presse

 

Auvergne Rhône-Alpes

La famille s’impose comme un enjeu majeur

dans la campagne des régionales

Christophe Boudot (FN), Gerbert Rambaud (DLF) et Laurent Wauquiez (LR-UDI-Modem) ont répondu lundi 2 novembre à l’invitation de La Manif Pour Tous et partagé leur vision de la famille et leurs projets pour la région. Une salle pleine à craquer (plus de 800 personnes gonflées à bloc). Un succès pour La Manif Pour Tous.

Alors qu’un nombre grandissant de Français ont l’impression de ne pas être, ou de ne plus être, représentés par leurs élus, La Manif Pour Tous contribue à sa façon, et de manière totalement inédite, au débat démocratique afin de renforcer le lien indispensable entre la société civile et les politiques. Concrètement, elle s’invite dans la campagne des élections régionales en organisant une série de meetings dans les nouvelles grandes régions administratives avec les candidats têtes de liste.

Après Bordeaux, c’était au tour de Lyon d’accueillir lundi 2 novembre les candidats à la présidence de la nouvelle région Auvergne Rhône-Alpes. Toutes les têtes de liste, quelle que soit leur couleur politique, ont été invitées. Bien évidemment, un accueil chaleureux a été réservé à tous ceux qui ont accepté de faire le déplacement : de Christophe Boudot (tête de liste FN) à Laurent Wauquiez, chef de file LR-UDI-MODEM, en passant par Gerbert Rambaud (DLF). L’absence de Jean-Jack Queyranne (PS-PRG) n’est pas passée inaperçue dans les travées de l’Espace Tête d’Or qui affichait complet. Le succès populaire du meeting Lyonnais est un signal important envoyé à toutes les têtes de listes qui sont invitées partout en France à répondre aux questions des familles lors des meetings organisés par La Manif Pour Tous et qui se poursuivent tout au long du mois de novembre : Lille (07/11), Marseille (13/11), Toulouse (20/11), Paris (28/11), Orléans, Rennes et Nantes (dates prochainement annoncées)…

La famille, enjeu majeur pour la région 

Pour Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, il est important de souligner combien le mouvement social issue de l’opposition à la loi Taubira est concerné par les élections régionales. « La famille est la cellule de base de la société. A ce titre, toute action politique l’impacte et ce, aussi bien au niveau local et national que régional. Malheureusement, nous constatons que, jusqu’à présent, les programmes des partis politiques n’incluaient pas la question de la famille, ou alors dans une vision contraire au respect de la famille et de l’intérêt supérieur de l’enfant. » Les équipes de La Manif Pour Tous et avec elles, les militants et sympathisants du mouvement, sont donc mobilisées pour aider les politiques, et notamment celles et ceux qui vont demain présider notre région, à prendre en compte la famille et l’enfant dans toutes leurs décisions et actions. « Il s’agit de préparer notre avenir et celui de notre société. Et pour y parvenir avec succès, il faudra de l’audace, du travail, de la ténacité, de l’écoute et des lieux de débats comme nous en avons ce soir. La famille est l’articulation entre la personne et la société. » poursuit Ludovine de La Rochère. C’est en défendant la famille, qui elle-même donne toute sa place à la personne humaine, que l’on remettra dans une juste perspective tous les domaines de la gestion de la Cité : économie, emploi, éducation, formation, solidarité, logement, sécurité, loisirs, etc. Ce sont les compétences régionales, d’où la mobilisation de La Manif Pour Tous dans cette campagne. »

Les candidats s’engagent pour la famille

Chaque candidat tête de liste a répondu pendant une trentaine de minutes à une série de questions sur sa vision de la famille et sur ses propositions majeures : transports, solidarité, emploi, loisirs, culture… D’où le nom de l’événement, « Questions pour un président de région ». L’ordre de passage retenu était alphabétique.

BoudotC’est donc Christophe Boudot, tête de liste FN pour la région Auvergne Rhône-Alpes, qui s’est prêté au jeu en premier. Interrogé sur les motivations de son engagement politique, il a souligné son attachement à « la défense de la famille » et au fait que ses valeurs étaient partagées par ses colistiers. Il a proposé « la création d’une vice-présidence déléguée à la famille et d’une commission pour la famille. » Il a ensuite rappelé que « c’est au parents d’éduquer leurs enfants ; la Région n’a pas à se substituer à eux ». Sur les questions économiques, il a promis « un budget au service des familles. » Interrogé sur les modalités d’attributions des subventions, il s’est clairement positionné pour « la suppression des subventions aux associations communautaristes », expliquant que, dans ce domaine, « le budget de la Région est opaque : 900 millions de subventions, dont certaines extrêmement douteuses. » Plaidant pour la cohérence et le courage, il a précisé qu’il avait participé « à toutes les Manifs pour tous » et il s’est prononcé « en faveur de l’abrogation de la loi Taubira ».

RambaudTête de liste DLF pour la région, Gerbert Rambaud a commencé son intervention par une citation de Chateaubriand : « on ne choisit pas plus sa patrie qu’on ne choisit son père et sa mère. » Pour lui, « la cellule familiale est un point essentiel qui doit être protégé. Un enfant a droit à père et mère. » Il a insisté sur le rôle majeur de la famille pour toute la société expliquant qu’ « on confond souvent éduquer et instruire. L’éducation relève de la famille, pas de l’Etat ou de la Région ». Interrogé sur la possibilité de créer une vice-présidence à la famille, il a évoqué « le risque d’être dans la démagogie en créant des vice-présidence à ceci… » tout en promettant « la création d’une commission transversale pour soutenir les familles. » Concrètement, il appelle de ses vœux à « aider les familles : c’est un BA-BA. Toutes les familles, notamment nombreuses. » Concernant les subventions, il a fermement dénoncé la politique de l’actuelle majorité : « ce n’est pas aux familles de supporter les choix culturels militants de la région. » Pour le chef de file de DLF, « l’argent public doit être contrôlé ». Enfin, il a tenu à rappeler qu’il avait « participé au juste combat de La Manif Pour Tous contre la loi Taubira » et faisant allusion à la GPA (Gestation Pour Autrui), il a déclaré « refuser la marchandisation des femmes ». En tant qu’avocat, il s’est prononcé « contre le droit à l’enfant » ajoutant qu’il « [contestait] le terme de mariage pour les couples de même sexe » et qu’il fallait aussi « abroger toutes les dispositions sur la filiation de la loi Taubira ».

WauquiezDonné favori dans les sondages dans la course à la présidence de la région, Laurent Wauquiez a d’entrée de jeu tenu à afficher et assumer ses valeurs et ses convictions : « je ne transige pas sur mes valeurs : je suis contre la loi Taubira, contre la PMA pour les couples de femmes et contre la GPA. » Rappelant qu’il était présent « à toutes les Manifs pour tous », il entend défendre ses convictions malgré les pressions dont il fait l’objet. Il n’a pas hésité à fustiger « les parlementaires qui étaient avec nous contre la loi Taubira et qui ont déserté », rappelant avec clarté qu’il était « favorable à l’abrogation de la loi Taubira. » Concrètement, pour la région Auvergne Rhône-Alpes, il propose de remettre en place « les bourses au mérite ». Il veut « une région qui soit un modèle pour la France, y compris sur les sujets de la famille, car la famille n’est pas un poids mais une chance. » Conscient du fossé entre les Français et les politiques, le chef de file LR-UDI-Modem estime que « la confiance dans les politiques ne viendra pas du haut mais du bas : il faut redresser cette confiance par des actes au quotidien. » Evoquant la COP 21, il souhaite « qu’on ait la même ardeur pour défendre la famille que pour défendre la planète. » Devant une salle pleine à craquer, il a lancé un appel  en conclusion: « oui la famille est une valeur d’avenir. Moi, j’y crois ! ».

Donnant rendez-vous aux électeurs de la région les 6 et 13 décembre, les organisateurs ont conclu sur un appel pressant à la mobilisation et à la lutte contre le fléau de l’abstention. Le prochain meeting « Questions pour un président de région » aura lieu samedi 7 novembre à 16h30 à Lille (Grand Palais). Si Xavier Bertrand (LR-UDI-CPNT) et Jean-Philippe Tanguy (DLF) ont d’ores et déjà confirmé leur présence, Marine Le Pen (FN) et Pierre de Saintignon (PS-PRG) doivent encore confirmer leur participation. De son côté Sandrine Rousseau (EELV) a rendu publique sa réponse négative à l’invitation.

 

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