ON EN PARLE

 Les Républicains : NKM out, Wauquiez promu (15 décembre)

 Le poids des questions sociétales (14 décembre)

 

Elections régionales: Les raisons de la défaite de Claude Bartolone en Ile-de-France (14 décembre)

Au soir du premier tour, le 6 décembre dernier, Claude Bartolone était présenté comme bien placé pour conserver à gauche la région Ile-de-France. Il l’a perdue pourtant dimanche soir à 60.000 voix près. Pourquoi ? Eléments de réponses…

C’est la grande surprise de ce second tour, qu’aucun institut de sondage n’avait prévu. La région capitale est la seule de l’Hexagone où le FN a perdu des voix dans l’entre-deux-tours. Wallerand de Saint-Just avait récolté 18,41 % des voix à l’issue du premier tour, contre 14,02 % au soir du second tour. Valérie Pécresse, dont on disait les réserves de voix limitées au soir du premier tour, en a fortement profité. Pour le camp de Claude Bartolone, ce transfert de voix est même la principale explication de leur défaite : « Tout le reste, c’est de la littérature », indiqueFrançois Kalfon, responsable des médias dans la campagne de la tête de liste PS. Valérie Pécresse aurait tout fait pour draguer l’électorat frontiste. Sa présence à un meeting fin novembre du collectif Manif pour tous, opposé au mariage gay, « en a été un signal fort, estime Luc Carvounas, directeur de campagne de Claude Bartolone. Elle a aussi été jusqu’à prendre des membres de la Manif pour tous comme colistiers. »

Wauquiez, Pécresse, Retailleau (14 décembre)

« Immigration, ça suffit ! Hollande, ça suffit ! Bruxelles, ça suffit ! » Ce tract diffusé dans l’entre-deux-tours des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes a de furieux airs de propagande du Front national. Et pourtant, l’homme à la parka rouge qui apparaît sur le document est bien Laurent Wauquiez. Le député-maire du Puy-en-Velay, grand pourfendeur de l’assistanat, de l’Union européenne et du mariage gay, ’a emporté dimanche dans la nouvelle grande région. Autre tenant d’une ligne droitière chez Les Républicains, Bruno Retailleau a ravi les Pays de la Loire à la gauche. Ancien dauphin de Philippe de Villiers, le patron des sénateurs LR a employé la même ardeur à combattre la loi Taubira et à militer pour les crèches de Noël dans les bâtiments publics.

Mais la plus grande victoire de la droite dimanche est certainement celle de Valérie Pécresse, qui a fait basculer l’Ile-de-France après 17 ans de pouvoir socialiste. Or, l’ancienne ministre a elle aussi donné des gages à la droite de la droite, en prenant des membres de la Manif pour tous sur ses listes et en tenant un discours aux accents très sécuritaires : elle veut notamment interdire les délinquants multirécidivistes de transports en commun et traquer les fichés S à la RATP.

Wauquiez, Retailleau, Pécresse : les trois nouveaux présidents de région ont les honneurs de l’éditorial du Figaro ce lundi, le quotidien voyant dans leur victoire « la préférence des électeurs pour une droite qui s’assume ». A côté d’eux, les centristes font grise mine. Les députés UDI Philippe Vigier et François Sauvadet ont respectivement perdu dans le Centre et en Bourgogne-Franche-Comté, régions conservées par la gauche. Leur collègue Hervé Morin ne l’a emporté que d’un cheveu en Normandie. Quant aux tenants d’une ligne plus modérée chez LR, comme la juppéiste Virginie Calmels dans la grande Aquitaine ou le politologue Dominique Reynié en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, ils terminent largement battus.

Si cette droite « Manif pour tous-compatible » triomphe, c’est parce qu’elle a visiblement convaincu des électeurs… (lire la suite)

Gaël Brustier analyse les résultats du 2ème tour (14 décembre)

N’y a-t-il pas aussi la possibilité d’une véritable scission de la droite dite républicaine, comme tend à le montrer le discours de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a vivement critiqué le “ni-ni” de Nicolas Sarkozy ?

Il faut prendre les choses simplement : la ligne politique d’Alain Juppé ou de Nathalie Kosciusko-Morizet est sociologiquement celle du centre-droit libéral, plus connecté à la globalisation et qui défend un degré de libéralisme culturel plus élevé. Dans la période de crise que nous vivons, cette sociologie-là est relativement minoritaire dans le vaste peuple de droite, donc il faut se détacher d’une vision déformée. Dans ces élections, la grande invention d’Alain Juppé est Virginie Calmels : il faut voir le très mauvais résultat, y compris à Bordeaux.

Donc, du point de vue de l’efficacité, cette ligne politique-là est à mettre en question également. En même temps, les stratégies de singeries du Front national ne marchent pas non plus. Ne reste que les tentatives de reconfiguration idéologique. Sur cette ligne, vous avez toute une gamme de conservateurs, comme Bruno Retailleau, idole de la Manif pour tous, ou encore Laurent Wauquiez. Hier, cette frange-là était plutôt victorieuse. Eux ont été élus alors que les centristes qui ne savent pas bien où ils se situent ont été battus, sauf Hervé Morin en Normandie.

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Invité sur France Info, Benoit Hamon analyse la défaite de Claude Bartolone (14 décembre)

Invité de France Info lundi, l’ancien ministre PS de l’Education nationale, Benoît Hamon, a commenté la défaite de la liste emmenée par Claude Bartolone en Île-de-France et sur laquelle il figurait. Benoît Hamon estime que la droite s’est mobilisée dans ses bastions, dans les bastions de La Manif pour tous.

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Laurent Wauquiez élu président de région : apprenez à le connaître (14 décembre)

 

En osmose avec les anti-mariage gay

Laurent Wauquiez a volontiers accepté l’invitation faite par les représentants de la Manif pour tous aux candidats, pour un débat animé par Geoffroy Lejeune, journaliste de Valeurs actuelles, dénonçant tout au long de la soirée un « lobby LGBT ».

Le candidat Les Républicains s’y est illustré. Pour rappel, il y a de nouveau exprimé son rejet de la loi autorisant le mariage à tous les couples, son attachement à l’enseignement privé et aux établissements hors contrat, « pour autant qu’ils fassent la promotion de l’assimilation à la France ».

Mais ça, c’était avant. Pour ces élections, Laurent Wauquiez a intégré sur ces listes Anne Lorne, fervente militante catholique anti-mariage gay. La secrétaire nationale « en charge de la petite enfance » au sein des Républicains a déclaré vouloir remplacer complètement le mariage civil par le mariage religieux. Et à l’église, on suppose.

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Laurent Wauquiez, la victoire de la droite autoritaire (14 décembre)

Pour ce deuxième tour, il était au coude-à-coude avec un Jean-Jack Queyranne (PS) septuagénaire, réclamant un troisième mandat et contesté dans son propre camp, mais ayant réussi à fusionner sa liste au second tour avec les écologistes et les communistes. Le moins que l’on puisse dire est que Laurent Wauquiez n’a pas lésiné sur les moyens. Il a enregistré des messages téléphoniques et envoyé des milliers d’e-mails aux électeurs de sa région – la deuxième plus peuplée de France –, au point que son adversaire socialiste menace de porter plainte pour détournement de données publiques.

Laurent Wauquiez s’est surtout attaché à convaincre les abstentionnistes et les électeurs du Front national, dont le candidat Christophe Boudot (25,52 % au premier tour) maintenait sa liste. Après avoir mené la première partie de sa campagne sur les dossiers économiques et la baisse de la fiscalité, afin de concilier ses partenaires centristes, il avait déjà participé le 3 novembre à une réunion des militants de La Manif pour tous opposés au mariage gay, en compagnie du chef de file du FN et de celui de Debout la France.

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Régionales : le gros trolling de La Manif pour Tous contre Bartolone, perdant face à Pécresse en Île-de-France (13 décembre)

 Ile-de-France: Valérie Pécresse en charge de revanche (13 décembre)

Députée des Yvelines depuis 2002, mais surtout ancienne ministre de l’Enseignement puis du Budget sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse aura longtemps rêvé de la région. C’est le combat de sa vie. En 2009, elle avait battu Roger Karoutchi lors d’une rude primaire interne à l’UMP pour les régionales de 2010. Mais face à un Jean-Paul Huchon bien accroché, elle avait échoué. Depuis, elle s’est préparée pour la reconquête avec, cette fois-ci, l’avantage de n’être plus contestée dans son camp. Mieux, dûment coachée par Nicolas Sarkozy, elle a réussi à convaincre l’UDI d’abandonner sa liste. Chantal Jouanno, qui avait démarré une campagne indépendante en avril, a été priée de l’arrêter en juin et consolée avec une place de numéro 2 sur la liste. Bonne tactique ? Le ralliement du centre prive la liste Pécresse de réserves de voix pour le second tour.

Dès le début, la candidate LR-UDI-Modem a la conviction que la victoire ne peut se jouer qu’à droite de la droite, sur les terres du Front national et du leader de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. D’où un grand écart douloureux. La campagne de Pécresse est marquée par cette contradiction. Aucun message ou presque pour l’électorat centriste, considéré comme acquis, avec une Jouanno à peu près muette. En revanche, gros coup de barre à droite. L’élue des Yvelines accepte d’aller s’exprimer devant les militants de la Manif pour tous, entre le frontiste Wallerand de Saint-Just et Nicolas Dupont-Aignan, qui ne cache pourtant pas sa détestation de LR en général et de l’UDI en particulier.

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Insulte de Bartolone : La Manif Pour Tous exige des excuses (11 décembre)

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Dominique Reynié : « Ce qui me frappe c’est la progression des idées mortifères dans notre société » (3 décembre)

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Trois candidats répondent à La Manif pour tous (1er décembre)

 

Samedi, à Nantes, Cécile Bayle de Jessé, Pascal Gannat et Bruno Retailleau ont été questionnés sur la famille. Les autres candidats avaient décliné l’invitation du mouvement anti-loi Taubira.

Rien à voir avec les drapeaux bleu-blanc-rouge qui pavoisaient les fenêtres ces derniers jours. Ceux qui s’agitent dans la salle Bretagne, à Nantes, ce samedi après-midi, sont bleu-blanc-rose. Fanions, affiches, banderoles aux couleurs de La Manif pour tous, LMPT pour les initiés.

« Avec le filtre familial »

Comme il l’a fait dans les autres régions, le collectif d’associations à l’origine de la mobilisation contre « le mariage pour tous » – la loi Taubira, qui a ouvert le droit au mariage des couples de personnes du même sexe – invite les têtes de liste à un meeting public. « On descend dans l’arène politique », lance la chef de file de La Manif pour tous 49. Alors que la Région n’est pas compétente pour la famille, le mouvement interroge les valeurs et propositions des candidats « avec le filtre familial ».

Ancré à droite et proche des catholiques conservateurs, La Manif ne cache rien de ses buts : peser sur la présidentielle de 2017 afin de faire abroger la loi Taubira. Seulement trois têtes de liste sur dix ont répondu à l’invitation : Cécile Bayle de Jessé (Debout la France), Pascal Gannat (Front national) et Bruno Retailleau (Les Républicains-UDI-Modem). « Les partis de gauche ne s’intéressent pas à la famille », conspue l’animatrice au micro. La salle, deux cents personnes environ, ne se fait pas prier pour huer les absents. Les « ouh, ouh » fusent dès que les noms de Taubira ou Vallaud-Belkacem sont prononcés. Ambiance.

Sur scène, la candidate de Debout la France, soutenue par Phlippe de Villiers, l’affirme : « À droite et à gauche, des deux côtés on est trahi, nous, les familles. » La Sarthoise prône, entre autres, le retour d’une carte famille nombreuse et la fin des subventions de la Région au planning familial. La salle applaudit.

Comme Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est exprimée la semaine dernière, Pascal Gannat est lui aussi pour le réexamen des subventions au planning familial. Le candidat préconise des pratiques artistiques, sportives, culturelles « plus accessibles aux familles », et remet en cause le pass-contraception et les actions éducatives dans les lycées, considérées comme « prétextes à l’endoctrinement ».

Au tour de Bruno Retailleau, leader de la droite, d’être sur le gril. Le sénateur, monté au créneau contre le « mariage pour tous » (1), est formel : « Il faudra revenir sur la loi Taubira. » Le candidat déroule ses priorités, évoque la gratuité des transports pour le troisième enfant. Que compte-t-il faire pour les subventions au planning familial et le pass-contraception ? Contrairement à ses deux prédécesseurs, ces questions ne lui sont pas posées.

Toutefois, à deux reprises pendant la campagne, le candidat a affirmé qu’il ne toucherait pas au pass-contraception. Le candidat des Républicains n’a pas eu l’occasion de le dire à La Manif pour tous, insistant sur les valeurs que porte la famille, appelant au « devoir de vigilance ».

Mauvaise nouvelle : la Manif pour tous a trouvé son filon pour les régionales (1er décembre)

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La famille, invitée surprise de la campagne (30 novembre)

 

Comment Pécresse se contorsionne pour satisfaire la Manif pour tous (30 novembre)

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Régionales 2015 en Ile-de-France: comment Pécresse drague la Manif pour tous (30 novembre)

Si Valérie Pécresse devient présidente de la région Ile-de-France, elle supprimera les subventions aux associations militant pour « la théorie du genre » mais pas à celles qui luttent contre l’homophobie. Une acrobatie sémantique à destination de son électorat conservateur.

Valérie Pécresse veut-elle et va-t-elle supprimer les aides régionales à l’InterLGTB si elle est élue présidente de la région Ile-de-France? Une élection de plus en plus probable si on en croit les récents sondages qui la donnent gagnante en cas de triangulaire face au socialiste Claude Bartolone ou au frontiste Wallerand de Saint-Just. Contactée par L’Express ce lundi, l’équipe de campagne de la candidate du parti Les Républicains tente de corriger le tir, dénonçant une « manipulation »… mais restant dans le vague, électorat conservateur oblige, à 6 jours du premier tour.

Non, Pécresse ne supprimera pas les aides à l’InterLGBT

Samedi après-midi, le président de l’association Inter-LGBT, Jérôme Beaugé, interpelle Valérie Pécresse sur Twitter, après son intervention dans une réunion publique à la demande de La Manif pour tous. « Annoncer la suppression de nos subventions et nous insulter en même temps, il fallait oser », s’insurge-t-il. Réponse de la candidate quelques heures plus tard, par le même canal. Elle crie à la « désinformation »: « J’ai dit cet après-midi que je maintiendrai les subventions de lutte contre l’homophobie. » Contre l’homophobie certes, mais quid des associations concernées?

Comme le montre la vidéo de son intervention, publiée sur un blog proche de l’extrême droite, Valérie Pécresse a bien évoqué la suppression des subventions de certaines associations « qui sont là pour faire du lobbying politique ». « Je suis pour l’égalité homme-femme, c’est à la racine de mes convictions. L’égalité oui, mais pas l’indifférenciation des sexes [qui est] un projet politique, une idéologie. On ne subventionnera pas la théorie du genre », ajoute-t-elle. Dans la foulée, elle précise que la région subventionnera en revanche « les associations qui ont des projets d’intérêts régionaux [comme] la lutte contre les discriminations, l’homophobie, la prévention santé ».

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Manif pour tous et alliance avec les centristes : le grand écart de Valérie Pécresse (29 novembre)

La Manif pour tous aime à se remémorer ses temps glorieux. En témoigne la collection vidéo de rassemblements triomphaux qui a ouvert la séance de samedi dans cette grande salle d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) où s’est tenue la session Ile-de-France de «Questions pour un président de région». La boutique de souvenirs richement garnie et la distribution généreuse de drapeaux roses et bleus attestent d’un savoir-faire incontestable. D’ailleurs, un des participants à qui l’hôtesse conseille d’aller plutôt s’asseoir à droite répond : «Nous, c’est toujours à droite !» La Manif pour tous sait forger des convictions.

Sans doute aussi des électeurs. C’est en tout cas le pari que fait de plus en plus nettement Valérie Pécresse, tête de liste LR-UDI-Modem pour les élections régionales en Ile-de-France. Premier signe adressé à la mouvance : la présence de six membres du mouvement anti-mariage pour tous en position éligible sur ses listes. La candidate n’est d’ailleurs pas la seule à droite à avoir fait ce choix. Par le biais de Sens commun, son antenne au sein du parti Les Républicains, la Manif pour tous a réussi à placer 31 candidats dans les listes LR, comme en Pays-de-la-Loire avec Bruno Retailleau ou en Auvergne-Rhône-Alpes avec Laurent Wauquiez, ce qui, vu les positions de ce dernier, n’a pas dû être trop difficile.

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figIle-de-France : la Manif pour tous auditionne les candidats de droite (29 novembre)

Valérie Pécresse, Wallerand de Saint-Just et Nicolas Dupont-Aignan ont tour à tout exposé leur positions sur la famille.

C’est à l’Equinoxe, dans le XVe arrondissement de Paris que La Manif pour tous avait choisi d’organiser son dernier meeting de campagne, samedi. Sous le hashtag #QPPR, (Questions pour un président de région), les candidats à la présidence de la région étaient invités à expliquer leurs positions sur la famille. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, DLF), Valérie Pécresse (Les Républicains) et Wallerand de Saint-Just (Front national) ont répondu présents pour la région Ile-de-France, les autres candidats ayant décliné l’invitation.
Dans la file d’attente, on croise des militants du syndicat étudiant UNI distribuant des tracts au sujet d’une consultation nationale pour l’avenir de l’école. La salle se remplit rapidement ; sur les chaises sont disposés des drapeaux LMPT. Quelques participants ont, pour l’occasion, ressorti les pulls vendus lors des manifestations de 2014. Sur les écrans passent en boucle les images des foules rassemblées à Paris et Bordeaux, assorties de formules du combat culturel dans lequel les opposants au mariage homosexuel ont choisi de rentrer, telles que «Stop à la familiphobie», «La résistance doit continuer» ou «Venez changer l’histoire». Les organisateurs ont soigné la musique et les visuels. Dans l’assistance, Axel Rokvam des Veilleurs, Frigide Barjot, l’ex-égérie du mouvement, ou encore la vice-présidente du SIEL de Karim Ouchikh, Martine Pincemin.
La réunion commence par une intervention de Ludovine de La Rochère, présidente du mouvement. Celle-ci souligne les enjeux soulevés par les élections régionales et «le nombre grandissant de Français qui ont l’impression de ne plus être représentés par les politiques». Déplorant la «défiance et l’indifférence à l’égard de la vie politique», elle affirme que «la recherche de l’intérêt général» doit être l’objet principal. Le vice-président de LMPT, Albéric Dumont, rappelle au public de se montrer respectueux et bienveillant à l’égard des candidats.

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Régionales : comment la Manif pour tous s’est invitée dans la campagne (28 novembre)

Ce soir-là, à Marseille, le clou du spectacle s’appelle Marion Maréchal-Le Pen. Plus de 200 personnes ont pris place sous les néons blafards d’une salle un peu défraichie. A la tribune, la tête de liste FN pour les régionales en Paca s’épanche :

Je ne suis pas du genre impudique mais… j’ai été très présente dans le débat contre la loi Taubira pour des raisons personnelles. Je suis moi-même une enfant adoptée, je sais la souffrance que ça peut être. »

(Un livre a révélé que son père biologique est le journaliste Roger Auque). La confidence fait mouche auprès de l’assistance.

« Ca se jouera à la droite de la droite »

Habituée des cortèges anti-loi Taubira, la benjamine du clan Le Pen n’a pas hésité longtemps avant d’accepter l’invitation de la Manif pour tous, ce 13 novembre à Marseille. Elle le sait : pour les candidats de droite, les régionales se joueront aussi sur le terrain des valeurs. Défendre le modèle de la « famille traditionnelle », s’élever contre la PMA ou « l’idéologie du genre », c’est s’attirer la bienveillance d’un électorat conservateur réveillé par les mouvements de contestation de 2013. Un électorat en quête de gages qui a prouvé sa capacité à donner de la voix.

Marion Maréchal-Le Pen n’est pas la seule à l’avoir compris. Tête de liste pour Les Républicains, l’UDI et le MoDem en Ile-De-France, Valérie Pécresse a fait la même analyse. « Cette campagne régionale se jouera à la droite de la droite », avait-elle ainsi assuré il y a quelques mois devant la commission nationale d’investiture des Républicains. « J’ai besoin des voix du Parti chrétien démocrate (PCD) pour contrer Dupont-Aignan », l’avait aussi entendu ajouter ce ténor du parti qui a raconte la scène. Résultat : la candidate déroule le tapis rouge aux candidats proche de la Manif pour tous. Sur sa liste, pas moins de six d’entre eux figurent en position éligible.

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lopinionLa Manif pour Tous : un cactus entre Marine Le Pen et Marion Le Pen (27 novembre)

 


La Manif pour Tous : un cactus entre Marine Le… par Lopinionfr

Maréchal-Le Pen veut couper les subventions aux associations gay (27 novembre)

Régionales : La « Manif Pour Tous » interroge les candidats en Ile-de-France (26 novembre)

Marion Maréchal-Le Pen veut supprimer les aides au planning familial et aux associations LGBT (26 novembre)

Marion Maréchal-Le Pen veut supprimer la subvention au planning familial (26 novembre)

lengadocRégionales. La Manif Pour Tous questionne les candidats en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées (24 novembre)

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Régionales : la manif Pour Tous invite les candidats à des meetings (23 novembre)

Rennes. La Manif pour Tous interroge les candidats aux régionales ce lundi (23 novembre)

On la croyait moribonde, il n’en est rien : La Manif Pour Tous organise dans toute la France des grands oraux à destination des candidats aux élections régionales. Pour la région Bretagne, le rendez-vus a lieu lundi 23 novembre, à l’Espace LE PONANT , 12 Boulevard Dumaine de La Josserie , à PACE (35) à 20h30 .

Pour remplir la salle, des bus sont affrétés dans tous les départements bretons. Nous avons interrogé Pierre Yves Thomas, responsable du mouvement sur les Côtes d’Armor, à propos de cet événement, dont la liste des candidats participants n’est pas encore arrêtée.

Breizh-info.com : Pouvez-vous présenter votre démarche et ces grands oraux que vous allez faire passer en régions ?

Avec le meeting organisé à Rennes (Salle du Ponant – Pacé) le 23 novembre, La Manif Pour Tous entend permettre à ses sympathisants, et plus largement à tous les citoyens, de comprendre quelle conception de la famille guide l’action politique des candidats aux prochaines élections Régionales 2015. Toute politique publique concerne directement les familles. Les régions ne font pas exception à la règle puisque leurs compétences touchent directement la famille comme par exemple la gestion des lycées, l’accession à la propriété pour le logement, les subventions aux associations, notamment celles qui interviennent dans les établissements scolaires, les transports, un certain nombre d’actions sociales, les installations culturelles, sportives et de loisirs, sans oublier la dépense publique qui impacte indirectement la fiscalité. C’est un point non négligeable compte tenu de la familiphobie du gouvernement depuis 2012.

Breizh-info.com :  Pour la Bretagne, combien de candidats parmi les 11 listes ont-ils répondu présents ? Tous ont-ils été invités ?

Tous les candidats ont été invités, certains ont confirmé leur présence, d’autres ont décliné l’invitation, d’autres encore n’ont même pas eu la correction de le faire. Des discussions sont encore en cours mais nous devrions pouvoir compter sur la participation de 3 à 5 candidats, parmi les plus en vue dans la région Bretagne. (NDLR : ce samedi, à 16h, pour le moment, seuls Gilles Pennelle (FN) et J-J Foucher (Debout la France) seront présents. Marc Le Fur (LR) sera lui en duplex de Lorient. Bertrand Deléon s’est excusé de ne pas pouvoir participer. René Louail (EELV) a décliné l’invitation, tout comme Christian Troadec (OUi la Bretagne). Jean-Yves Le Drian n’a pas répondu.)  Il est certain que les différents candidats sont actuellement très engagés, soit dans leurs campagnes respectives, soit par un certain nombre d’actualités nationales et transnationales, ce qui nous amène à faire preuve de flexibilité et d’imagination pour donner au mieux la parole à ces différents candidats.

Breizh-info.com :  Idem pour les Pays de la Loire ?

Oui, un meeting est également prévu à Nantes le 28 novembre.

http://les-regionales.fr/

http://les-regionales.fr/?page_id=3647

J’ajoute que, toujours le samedi 28 novembre, un autre meeting se tiendra à Paris en présence notamment de Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Valérie Pécresse (LR-UDI-CPNT-Modem) et Wallerand de Saint Just (FN).

Breizh-info.com : Qu’attendez-vous de ces oraux ? Les dates fixées ne sont-elles pas un peu tard par rapport aux plannings des élections régionales ?

Nous sommes au cœur de la campagne. C’est d’ailleurs la volonté de La Manif Pour Tous de s’inviter dans ces élections régionales. L’actualité sociale, politique, nationale, internationale et aussi locale est extrêmement dynamique et mouvante. Rien n’est figé, on le constate chaque jour. Dans ce contexte, on observe souvent une position attentiste de la part des citoyens électeurs. Ils ont besoin de temps pour se rendre compte, jauger, comparer, et finalement faire un choix qui est, en 2015, certainement beaucoup moins automatique et réflexe que ce qu’il a pu être il y a de cela seulement 5 ans, 10 ans ou 15 ans. Par conséquent, les dates fixées rentrent plutôt bien dans le calendrier électoral.

Breizh-info.com : Où en est La Manif Pour Tous aujourd’hui ? Quelle influence ?

Le rôle de La Manif Pour Tous est plus que jamais de rappeler aux candidats et à nos représentants politiques que, au-delà des semaines et des mois qui s’égrènent, les citoyens n’ont pas la mémoire courte et que leurs convictions profondes, déjà intensément exprimées dans le passé, sont loin de s’étioler ou de se diluer dans une sorte d’espace-temps sur lequel un certain nombre de leaders politiques pourraient espérer compter…

En réalité, c’est plutôt l’inverse qui  se produit, puisque beaucoup de Français ont, grâce à La Manif Pour Tous, démontré un éveil et acquis une maturité de conscience qui les invite chaque fois plus souvent et plus ardemment à intervenir dans le paysage politique, dans les affaires de la Cité. Concrètement, après s’être invité avec succès dans la campagne des Régionales, La Manif Pour Tous met le cap sur 2017 où les échéances seront nombreuses : primaires, présidentielle, législatives et sénatoriales. Le calendrier va s’accélérer à l’approche de ces rendez-vous majeurs. Nous y sommes prêts. Nous répondrons présents. La participation des poids lourds politiques à nos meetings organisés partout en France à l’occasion de ces élections régionales montre le poids politique qui est le nôtre.

 

Au meeting de La Manif Pour Tous

(22 novembre)

 

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Régionales : 31 militants antimariage gay de « Sens commun » sur les listes Les Républicains (12 novembre)

« Sens Commun », mouvement issu de La Manif pour tous, a placé 31 de ses militants sur les listes Les Républicains, dont une vingtaine en position éligible,…

« Sens Commun », mouvement issu de La Manif pour tous, a placé 31 de ses militants sur les listes Les Républicains, dont une vingtaine en position éligible, pour les élections régionales, a indiqué jeudi Sébastien Pilard, le président de la formation.

« Sur nos 31 candidats, environ une vingtaine sont en position éligible » et « répartis d’une manière assez hétérogène au niveau géographique », a déclaré à l’AFP M. Pilard, également délégué national Les Républicains en charge des relations avec les entrepreneurs.

« On a beaucoup de monde en Ile-de-France et dans les Pays de la Loire », où il est lui-même éligible, a précisé M. Pilard.

En revanche, « Sens Commun » n’a aucun candidat dans l’est de la France, ni en Bourgogne-Franche Comté et seulement un, non éligible, en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Nous sommes très contents mais ça a été compliqué » de figurer sur les listes Les Républicains, a-t-il expliqué, en raison d’une « concurrence très rude » entre les militants de « Sens Commun », la plupart sans mandat, et les élus Les Républicains.

« Il a fallu faire passer le message qu’il était nécessaire » d’intégrer des candidats issu de « Sens Commun », où la moyenne d’âge est de 42 ans, « pour renouveler les rangs », a expliqué le président du mouvement, exclusivement adossé au parti Les Républicains.

« Depuis deux ans, nous avons démontré que nous étions capables de travailler avec tout le monde, d’apporter notre pierre à l’édifice et qu’en plus nous correspondons, quoi qu’on en dise, à une sensibilité à droite qui est très représentative, ce serait complètement absurde l’exclure », a-t-il défendu.

« On n’est pas uniquement un think tank ou un lobby de pression pour revenir sur la loi Taubira (sur le mariage homosexuel), on est là pour essayer d’avoir la ligne politique la plus générale possible », argue Sébastien Pilard dont l’objectif est de « peser un maximum sur les débats qui auront lieu dans le cadre des primaires ».

En décembre dernier, Nicolas Sarkozy avait nommé Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun, secrétaire nationale du parti en charge des programmes de formation.

lopinion#Régionales IDF : La Manif Pour Tous s’invite dans la campagne


#Régionales IDF : La Manif Pour Tous s’invite… par Lopinionfr

Régionales : la Manif pour tous, raison du refus de fusion des listes en Ile-de-France pour Bartolone

En Ile-de-France, le ton monte entre Bartolone et Pécresse (12 novembre 2015)

Régionales : la Manif pour tous fait du lobbying en faveur de la famille (9 novembre 2015)

De la Manif pour tous aux Femen, l’ouverture aux régionales dans tous ses états

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La Manif Pour Tous offre une tribune (9 novembre 2015)

A Lille, Marine Le Pen attendue (en vain) par la Manif pour tous (6 novembre 2015)

Un bâtiment, deux rendez-vous… sans se croiser. Marine Le Pen a présenté samedi 7 novembre sa liste pour les régionales Nord Pas-de-Calais Picardie à Lille Grand Palais en présence de la quasi-totalité des 180 candidats. Au même moment, et dans le même bâtiment, le collectif de la Manif Pour Tous (LMPT) organisait un meeting avec les candidats têtes de listes aux régionales. Seuls Xavier Bertrand (candidat Les Républicains) et Jean-Philippe Tanguy (Debout la France) ont répondu à l’invitation de Ludivine de la Rochère, porte-parole de LMPT. (…)

Au dernier étage de Lille Grand Palais, Nathalie Duriez, coordinatrice LMPT en Nord Pas-de-Calais Picardie, prenait le micro pour s’adresser aux 220 personnes présentes dans la salle : « Marine Le Pen n’est pas là pour incompatibilité d’agenda ». Huées dans le public pendant que d’autres criaient « chut ! ».

Ludivine de la Rochère « ne cherche pas la polémique », nous dit-elle en aparté. « On était là pour entendre les convictions des candidats. Les Républicains m’accusent de faire le jeu du FN et le FN m’accuse de faire le jeu des Républicains, soupire-t-elle. Mais je ne suis rien, je ne suis liée à aucun parti. La famille doit être un sujet de droite et de gauche. Marine Le Pen ne vient pas. Point. »

Marine Le Pen est la seule tête de liste frontiste à ne pas répondre présent aux réunions de LMPT. La présidente du Front national, qui n’a pas participé aux manifestations contre le mariage pour tous, contrairement à sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, fait montre d’une certaine méfiance à l’égard de la Manif pour tous. Officiellement, Marine Le Pen est opposée au mariage homosexuel, mais elle monte rarement au créneau sur les sujets sociétaux, comme l’euthanasie ou l’IVG. De quoi décevoir la frange catholique de ses supporters.

 Les coulisses de la politique (6 novembre 2015)

rcf

Journal régional : matinale du 6 novembre 2015

Marine Le Pen boude-t-elle la Manif pour tous? (5 novembre 2015)

Candidate dans le Nord aux régionales, la présidente du FN est la seule candidate de son parti à ne pas participer au débat organisé par la Manif pour tous.

Le mariage pour tous? Marine Le Pen est contre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle apprécie la Manif pour tous. La présidente du FN a ainsi été invitée par Ludovine de la Rochère, la présidente de ce mouvement, pour débattre dans les régions sur la politique familiale.

La présidente de la Manif pour tous « stupéfaite »

Mais Marine Le Pen n’a pas souhaité donner suite, croit savoir L’Opinion. Invitée à un débat samedi à Lille, la présidente du FN a préféré envoyer à sa place Eric Dillies, leader du FN dans le Nord. De quoi irriter Ludovine de la Rochère, qui se dit « stupéfaite ». Elle lui garantissait pourtant « une quarantaine de minutes de débat ».

« Si elle juge que nous ne sommes pas dignes de l’entendre alors que nous sommes le premier mouvement contestataire de France, je ne comprends pas ce que c’est faire de la politique! » Puis elle ajoute: « J’espère qu’elle va venir, ou alors ça voudra dire qu’il y a un problème sur le sujet de la famille au Front national ».
En plein débat sur le mariage ouvert aux personnes homosexuelles, ni Marine Le Pen ni Florian Philippot n’avaient participé aux manifestations contre la mesure du gouvernement. Si le FN promet l’abrogation du mariage pour tous en cas d’arrivée au pouvoir, Marine Le Pen avait aussi appelé en mai 2013 à la fin des manifestations.

Le Pen présentera ses candidats au même moment

Samedi à la même heure que le débat de la Manif pour tous, Marine Le Pen sera bien occupée puisqu’elle présentera ses candidats dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, dans une salle voisine de Lille Grand Palais. Mauvais timing donc, pour son remplaçant au débat Eric Dillies. Il s’étonne d’ailleurs des propos de Ludovine de la Rochère: « J’ai été appelé avant-hier par sa représentante pour parler des modalités du débat. Il n’y avait pas d’exigence particulière pour que ce soit Marine Le Pen », explique-t-il au Lab.

La décision de Marine Le Pen étonne d’autant plus que les autres candidats du FN dans les autres régions ont tous accepté le débat, notamment Marion Maréchal-Le Pen, candidate en Paca, qui débattra à Marseille le 13 novembre et Louis Aliot le 20 novembre à Toulouse. A Lille, Xavier Bertrand, tête de liste des Républicains, sera présent ainsi que Jean-Philippe Tanguy, le candidat de Debout la France. Les candidats de gauche n’ont pas répondu, sauf l’écologiste Sandrine Rousseau qui a décliné.

lopinionMarine Le Pen snobe La Manif Pour Tous (5 novembre 2015)

lamontagneManif Pour Tous : pas de « bisou » entre Wauquiez et Boudot (4 novembre)

Régionales : cette droite qui drague la Manif pour tous (4 novembre)

Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, pourtant unis aux centristes du Modem pour les régionales, draguent sans complexe l’électorat le plus conservateur.

Leurs propos en disent davantage que leurs alliances. En Ile-de-France comme en Auvergne-Rhône-Alpes, les têtes de liste Les Républicains, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, pourtant unis aux centristes du Modem pour les régionales, draguent sans complexe l’électorat le plus conservateur. Dans la droite ligne de leur mobilisation, il y a deux ans, dans les cortèges contre le mariage pour tous et l’adoption par les couples de même sexe. Ils accueillent d’ailleurs sur leurs listes des militants de la Manif pour tous, souvent via le groupuscule Sens commun, dont la porte-parole Madeleine Bazin de Jessey a été faite cadre de LR par Nicolas Sarkozy.

Lundi soir à Lyon, devant 800 militants de la Manif pour tous, Laurent Wauquiez s’est exprimé à la suite de ses concurrents de Debout la France et du Front national, seuls à avoir accepté l’invitation. Un premier grand oral LMPT avait eu lieu quelques jours auparavant à Bordeaux, avant d’autres rendez-vous du même ordre à Toulouse, Lille ou Paris. Se posant en héros du camp conservateur, Wauquiez a une nouvelle fois défendu sous les applaudissements l’abrogation de la loi Taubira : «Je ne changerai pas d’avis : la famille c’est un père, une mère et des enfants.» Mais ce qu’il veut faire apparaître comme un sacerdoce («quand je vois les mêmes parlementaires qui étaient avec nous et qui ont déserté. Je n’ai pas ces valeurs») est autant un positionnement que ne renierait pas Patrick Buisson, l’ex-conseiller de Sarkozy. Comme le souligne le politologue Gaël Brustier, «la ligne de Laurent Wauquiez s’efforce de faire une synthèse entre les aspirations de plusieurs électorats et de se situer au point de jonction de différentes droites, du centre droit à la droite extrême». Une fusion sur les valeurs réactionnaires à même de rallier des franges de l’UDI comme certaines troupes de Marion Maréchal-Le Pen, pourtant impossibles à marier sur le plan économique.

Comme Wauquiez, Valérie Pécresse doit compter, en Ile-de-France, avec un FN qui ne peut l’emporter mais apparaît bien parti pour dépasser les 20 % au premier tour. Une problématique à laquelle s’ajoutent, pour l’élue des Yvelines, les 10 % promis par les sondages à la liste de Nicolas Dupont-Aignan et qui permettraient au président de Debout la France de se maintenir au second tour. Et si Pécresse ne juge, elle, pas possible de revenir sur la loi Taubira – contre laquelle elle a voté -, elle drague ouvertement l’électorat réactionnaire, convaincue non sans raison que son sort francilien se jouera sur sa droite. Et non au centre. Espérons qu’elle ne se laisse pas aller à une polémique sur les menus des cantines des lycées.

La Manif pour tous s’invite à la noce des régionales (4 novembre)

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Des candidats de droite et d’extrême droite devant une salle conquise (4 novembre 2015)

F312/13  du 3 novembre 2015 (rediffusion dans le 19/20)

 

Capture d’écran 2015-11-03 à 13.34.37La Manif pour tous invite elle aussi les candidats aux régionales (3 novembre 2015)

pointRégionales 2015 – Wauquiez : la France, « un pays aux racines chrétiennes » (3 novembre 2015)

Le candidat LR en Auvergne-Rhône-Alpes s’est rendu au meeting lyonnais de la Manif pour tous et entérine ainsi la droitisation de sa campagne.

Il a longtemps hésité avant d’y aller. Lundi soir encore, il s’est fait désirer quelques longues minutes avant d’apparaître au meeting de la Manif pour tous, réservant finalement une entrée à l’américaine aux huit cents militants du mouvement rassemblés à Lyon pour « auditionner » les candidats aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes. Après Christophe Boudot, le candidat du Front national, Gerbert Rambaud, celui de Debout la France (DLF) – le parti conservateur de Nicolas Dupont-Aignan -, Laurent Wauquiez est monté sur scène pour confirmer son adhésion aux idées du mouvement farouchement opposé au mariage homosexuel.
« J’ai été aux côtés de la Manif pour tous pendant le combat contre la loi. J’ai été aux côtés de vos convictions après le débat sur la loi, je n’ai pas changé d’idée et je ne transigerai pas sur ces questions », a assuré Laurent Wauquiez. Le candidat a réaffirmé clairement être « contre la loi Taubira », et réclamer aujourd’hui, deux ans après son adoption, « son abrogation ». « Je refuse que notre pays s’engage sur la voie de la PMA et de la GPA. J’assume l’intégralité de ces convictions », a-t-il encore lancé devant un auditoire venu des 13 départements de la future grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’embarras des centristes

Interrogé sur ses valeurs, Laurent Wauquiez a cité « le travail, l’effort, la méritocratie, le fait d’assumer l’identité d’un beau pays avec des racines chrétiennes », mais aussi bien sûr « la famille qui reste cette vision à laquelle nous sommes attachés avec un père, une mère et des enfants. C’est ce modèle que je souhaite promouvoir et pour lequel je me bats. » Il s’en est pris au passage à la ministre de l’Éducation nationale : « Quand je vois Najat Vallaud-Belkacem qui s’apprête à trahir les valeurs qui sont les nôtres, je ne peux pas l’accepter. Les gens que nous avons en face ont aussi des valeurs, qui ne sont pas les nôtres. Ils appliquent méthodiquement leur programme. »
En acceptant de monter sur la scène de la Manif pour tous à cinq semaines du premier tour des régionales, aux côtés des candidats du FN et de DLF, Laurent Wauquiez choisit d’assumer son ancrage du côté de la droite conservatrice. Voilà qui ne va pas arranger ses relations avec les centristes qui commencent à se sentir mal à l’aise sur ces listes. À quelques jours de la présentation officielle des listes Wauquiez, certains UDI s’interrogent sur l’opportunité de leur présence…
Aux meetings de la Manif pour tous qui a entamé un grand tour de France pour sonder les candidats aux régionales, les listes de gauche ont jusqu’à présent toutes décliné l’invitation. À Lyon, Jean-Jack Queyranne (PS), Jean-Charles Kohlhaas (EELV, Parti de gauche, Nouvelle Donne), Cécile Cukierman (PC) n’ont pas dérogé à la règle.

« Ils ont invité toute les têtes de liste. Moi, dans ce cas là, je répond favorablement » (3 novembre 2015)

figLa Manif Pour Tous veut peser sur les Régionales (30 octobre 2015)

Source

 

  

lacroixLa Manif Pour Tous met le cap sur 2017 (21 septembre 2015)

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/La-manif-pour-tous-met-le-cap-sur-les-elections-de-2017-2015-09-20-1358695

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rcfLa Manif Pour Tous veut jouer un rôle dans les élections de 2017 (21 septembre 2015)

Source : https://rcf.fr/actualite/la-manif-pour-tous-veut-jouer-un-role-dans-les-elections-en-2017

lopinionLa Manif Pour Tous passe au grill les candidats aux régionales (18 septembre 2015)

Source : http://www.lopinion.fr/17-septembre-2015/manif-tous-passe-gril-candidats-aux-regionales-28220

Le texte entier est accessible ici : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toute-la-presse/1792-la-manif-pour-tous-passe-au-gril-les-candidats-aux-regionales

lexpressQuestion pour tous (16 septembre 2015)

 

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Avant les régionales :

 

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